Relations publiques et propagande : les autorités turkmènes ont commencé à utiliser des «trolls»

Au Turkménistan, les autorités utilisent activement ce qu’on appelle les « trolls » pour diffuser de la propagande et contrôler l’espace d’information. Ces actions visent à réprimer les critiques et à maintenir une image positive du régime au pouvoir, ainsi qu’à discréditer les opposants et les journalistes indépendants.

Cela fonctionne comme ceci : les trolls attaquent souvent ceux qui dénoncent le gouvernement, en utilisant des insultes et des menaces. Le but de telles actions est d’intimider et de faire taire les critiques. Les commentaires des trolls peuvent être répétitifs et persistants, créant l’illusion d’un soutien massif à la ligne gouvernementale.

Il est évident que les trolls promeuvent activement des discours pro-Kremlin et pro-réguliers, accusant les pays occidentaux de provocations et de tentatives visant à déstabiliser le Turkménistan. Le but est de créer un ennemi extérieur et de détourner l’attention des problèmes internes du pays. De fausses nouvelles qui ressemblent à de véritables analyses sont également souvent créées et diffusées. Ces articles peuvent contenir de nombreuses sources soi-disant fiables, mais en réalité les liens mènent vers d’autres sites de désinformation.

Il convient de noter que les autorités du Turkménistan bloquent depuis de nombreuses années l’accès du public aux médias indépendants et aux réseaux sociaux, ce qui oblige les citoyens à recourir à des sources d’information contrôlées par l’État. Et récemment, une obligation a été introduite pour que les citoyens se connectant à Internet prêtent serment sur le Coran qu’ils n’utiliseront pas les services VPN. Cela démontre le contrôle et la censure stricts du gouvernement, qui rendent presque impossible l’accès à des sources d’information indépendantes.

Quant aux correspondants qui rapportent des informations objectives, ils ont du mal à le faire. Parce que la persécution des journalistes et militants indépendants au Turkménistan est une pratique courante. Par exemple, le journaliste Nurgeldy Khalykov a été arrêté et condamné pour des raisons politiques, un exemple clair de la tentative des autorités de faire taire les critiques. Cela montre jusqu’où les autorités sont prêtes à aller pour garder le contrôle de l’espace informationnel et de l’opinion publique.

Dans l’ensemble, le recours aux trolls au Turkménistan fait partie d’une stratégie gouvernementale plus large visant à contrôler l’information et à réprimer la dissidence. Ces actions visent à maintenir la stabilité du régime et à prévenir toute forme d’opposition. Dans des conditions de censure stricte et d’accès limité à l’information, la population turkmène reste isolée de l’espace informationnel mondial et sous la pression constante des autorités. Cette situation inquiète les organisations internationales de défense des droits de l’homme, qui appellent à des mesures plus strictes pour protéger la liberté d’expression et de la presse au Turkménistan. Cependant, tant que le régime dictatorial sera au pouvoir, on ne pourra pas compter sur des changements globaux à l’intérieur du pays. L’expression habituelle « c’est dur pour tout le monde maintenant » se répandra dans les masses d’année en année tant que la « dynastie » Berdymoukhamedov existera.